un atelier d’écriture comme espace d’expression et de communication.

Logorallye!

Posté on 13, mai 2019

Etre au monde. Rester debout, l’œil grand ouvert

Au moins un instant, face au soleil.

Avant qu’il ne décline.

Une fois encore, voir et toucher ses petits seins.

Le grand frisson pour certains

Le début de la fin pour d’autres.

Ton allure, quand tu marches juste devant

Et que je peine à te suivre

Sans courir

Nous n’irons plus au bois

Il n’y en a plus

Juste du papier, des papiers

Sauf pour les sans… ceux dont personne ne veut

Pas plus au crépuscule qu’à l’aube

Bientôt ce sera l’été

La chaleur adoucira- t-elle ton inquiétude ?

Tu dis que la nature te réconforte

Va donc te promener sur les cimes

Prendre un peu de hauteur et respirer

C’est tout

Et de nouveau le voyage.

Loin du pays de la mélancolie dont tu connais pourtant

Certains remèdes.

Je partirai, vois-tu…

Révélation, rêver l’action

Et ce mot imprononçable : «  Nabukodi… »

Le répéter cinquante fois, comme une punition

Ou un exercice de diction

Temps de chiens ! Tiens donc…

Si on se faisait une tisane ?

Un sachet d’humilité à la sauge ou au romarin.

Qu’en dis-tu ? Dis, poupée de cire…

Tu dis non

Tant pis.

Je boirai seule. Rituel sensoriel en solo.

De toute façon je ne t’aime plus

En cette minute précise de mars, je déclare que

Voici venue la première minute du reste de ma vie.
Djamila